© Pascal Rapoport

Anatomie de l’œil


La rétine est un tissu nerveux qui tapisse le fond du globe oculaire constitué de cellules qui captent la lumière et les images. Elle est considérée comme le «tissu photographique» de l'œil. Chaque cellule visuelle transmet l'information par l'intermédiaire d'un nerf. Tous les minuscules nerfs visuels vont converger vers le même endroit pour former le nerf optique, dont la naissance est visible au niveau de la rétine. Il s'agit de la papille qui prend la forme d'un disque pâle d' 1,5mm de diamètre. La rétine elle est parcourue de petits vaisseaux artériels et veineux, parfaitement visibles lors du fond d'œil.

Examiner le fond d'œil est important:

En cas de facteur de risque de décollement de rétine (myopie, antécédent familiaux, traumatisme …) le fond d’œil permet de dépister des zones de fragilités rétiniennes pouvant être traitées par un Laser.

Cet examen permet d'analyser la rétine afin d'y dépister des inflammations, des tumeurs éventuelles ou un décollement. Le fond d'œil permet aussi d'évaluer et de suivre les atteintes vasculaires liées à certaines pathologies générales, comme l'hypertension artérielle ou le diabète.

Enfin, le fond d'œil peut être indiqué dans de nombreuses urgences oculaires, comme


Une baisse brutale de l'acuité visuelle, un flou visuel, une douleur, la perception de mouches volantes ou encore l'impression d'un voile noir ou de suie devant les yeux.

Le Fond d’œil en pratique

En pratique, l'ophtalmologiste dispose de plusieurs techniques pour effectuer un fond d'œil.
L'ophtalmologiste utilise le plus souvent, un instrument appelé biomicroscope.
Le patient pose son menton sur la mentonnière de l'appareil et le praticien examine l'œil à l'aide d'une lentille convergente.
Le résultat est immédiat. Pour bien observer la rétine, l'ophtalmologiste est parfois amené à instiller dans l'œil plusieurs gouttes d'un collyre destiné à dilater la pupille facilitant davantage la visibilité au praticien.
L'ophtalmologiste réalise l’examen la rétine au travers de la cornée, du cristallin puis de l’humeur vitrée. Tout ce qui va opacifier ces milieux risque donc de gêner l'examen.
Le fond d'œil devient alors difficile à effectuer, voire impossible dans certains cas.

En cas de fond d'œil avec dilatation de la pupille, il est déconseillé de conduire dans les heures qui suivent l'utilisation du collyre car ce dernier peut perturber la vision pendant 2 à 3 heures, le travail sur écran est devient souvent impossible. Chez certain sujet particulièrement sensibles la dilation pupillaire peut se maintenir plus longtemps.
Il est à noter que dans certains cas, le faisceau lumineux peut aussi être à l'origine d'un éblouissement persistant pendant quelques minutes. Mieux vaut donc éviter la conduite et se faire accompagner par un tiers chez un ophtalmologiste.